La chèvre libérale

Blog d'un militant Alternative Libérale

En 2007, votez Edouard Fillias: http://www.edouard-fillias.fr

vendredi, avril 28, 2006

Baisse du chômage: la grande illusion

Ce matin sur BFM j'entends qu'on connait la plus forte baisse du chômage depuis des années, plus de 1%. Heureusement, ces bons journalistes ont bien fait de rappeler que c'est uniquement du à des contrats aidés. Cette baisse est une baisse de court terme. Quand l'Etat cessera de subventionner ces emplois, les employeurs n'ayant pas les moyens techniques et législatifs d'embaucher ne renouvelleront pas ces postes. Et pouf, nouvelle hausse, compensée par les radiations toujours plus nombreuses.

Le chômage est une fatalité dans un pays étatisé et à moitié ouvert sur un monde très libre échangiste. Deux solutions: soit on se ferme totalement, on vit en autarcie et on tient un mois, soit on "désétatise", on décollectivise. Cette technique est bien évidemment la seule qui peut fonctionner. En libérant la volonté des gens d'aller travailler sans risquer de se faire imposer deux fois plus entre les allocs et le smic, en libérant la volonté du patron d'augmenter sa production en embauchant sans devoir se faire taxer comme un paquet de cigarettes, on l'aura notre baisse du chômage à moyen et long terme.

Qu'est ce qu'un contrat aidé si ce n'est un relent d'une économie planifiée? L'Etat dit: "on va créé 20000 emplois". Sauf que l'emploi, ca ne se décrête pas, l'emploi, le plein emploi, c'est la conséquence d'une adéquation entre l'offre et la demande. Or si on essaye d'équilibrer artificiellement cette relation, celà ne peut pas fonctionner. Prenons un cas concret: on a une balance Roberval, on a une poignée de riz à peser et deux mille poids. On place le riz dans un plateau (nombre de travailleurs). On place les 2000 poids sur l'autre pour tenter d'équilibrer (législation actuelle). Bien évidemment, avec 2000 poids on ne peut pas équilibrer la balance. Il faut appuyer sur le plateau avec le riz. Cette pression, ce sont les contrats aidés. Et dès qu'on relache la pression, l'arsenal législatif reprend le dessus et la balance est déséquilibrée.

Faut il garder le doigt appuyé sur la balance ou retirer des poids? La réponse est évidente! Un minimum de lois pour un maximum d'efficacité.

mercredi, avril 26, 2006

De Villiers: le Philou est de retour...

Que dire sur Philippe De Villiers? Intéressons nous à sa biographie:
En 1988, en compagnie de Charles Millon, il soutient la campagne présidentielle du candidat UDF Raymond Barre.

En 1994, il mène une ligne souverainiste aux élections européennes et récolte 12 % des suffrages. Il démissionne en 1997 pour se présenter aux élections législatives.

En 1995, Philippe de Villiers est candidat aux élections présidentielles et obtient 4,7 % des voix, n'ayant ainsi pas droit au remboursement de ses frais de campagne. Il appelle à voter Chirac au deuxième tour pour faire obstacle aux candidats de gauche.

Aux législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La Droite Indépendante).

En 1998, il fait partout liste commune avec le RPR.

En 1999, il est élu député européen sur la liste de Charles Pasqua, mais ne siège que cinq mois au Parlement européen malgré son succès aux élections européennes : la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de l'UDF. Il fusionne le MPF avec le RPF.

En 2000, il quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et recrée le MPF.

Le 30 juin 2001, il crée les Jeunes pour la France (JPF)

En février 2002, il annonce qu'il ne sera pas candidat aux élections présidentielles d'avril 2002, officiellement pour ne pas « ajouter la division à la division », en réalité à cause des dettes de 1995 et de la difficulté de trouver les 500 parrainages requis, suite à la scission avec Charles Pasqua qui ne les réunit pas non plus. Il appelle à voter Chirac au deuxième tour.

De 2002 à 2004, Philippe de Villiers est de nouveau député de Vendée et siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits.

En juin 2004, il est élu député européen dans la circonscription interrégionale Ouest, où il obtient 12,36 % des voix.

En 2005, lors de la campagne référendaire sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est un des meneurs du « non » souverainiste à droite en compagnie du député européen Paul-Marie Coûteaux, de la député UMP Christine Boutin et du député UMP gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan. Il mène la campagne offensivement, définissant avec son directeur de campagne Guillaume Peltier des thèmes qui connaîtront un certain succès ; il est notamment à l'origine de la polémique sur le "plombier polonais". Le 29 mai 2005, Philippe de Villiers est un des vainqueurs du référendum. Cependant, si le « non » l'emporte en France, le « oui » est majoritaire dans son département de Vendée.

Le 11 septembre 2005, il est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, lors de son discours de clôture de l'université d'été de Grasse dans les Alpes-Maritimes. Il se veut candidat du « patriotisme populaire » contre « l'islamisation progressive de la France ». Avec ce discours, il espère marginaliser un Jean-Marie Le Pen vieillissant tout en en s'accaparant une partie de son capital électoral.

Plusieurs associations ont déposées plainte pour incitation à la haine raciale contre Philippe de Villiers suite à des propos tenus le 16 juillet 2005 sur TF1. Le président du MPF a entre autre déclaré que « l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme ».

Philippe de Villiers a annoncé le 3 novembre 2005 à l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, qu'il allait créer avec Jacques Bompard, maire de la ville d'Orange (Vaucluse), le « collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers », ouvert à « tous les patriotes ».

Le dimanche 26 février 2006, Philippe de Villiers a été expulsé par le service d'ordre de SOS Racisme lors de la marche en mémoire du jeune Ilan Halimi, à laquelle il a été invité par le Crif. Philippe de Villiers a décidé de porter plainte contre SOS Racisme.

Philippe de Villiers a refusé en avril 2006 les propositions d'alliance de Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux.

(source: wikipédia)

Philippe de Villiers a été un certain temps à l'UDF (d'ailleurs si vous vous rappelez des guignols, il était "chef des neuneus").
Pourquoi j'en parle aujourd'hui? A la suite d'une discussion intéressante. On me disait "lepen va encore faire un bon score et sarkozy essaye d'attirer les lepénistes". Or je ne suis pas totalement d'accord avec ces affirmations. A mon sens, s'il y en a un qui va gagner des voix, c'est Philou. Pourquoi? Parce qu'il n'a pas de casseroles aux fesses, parce que son bilan en Vendée est assez bon, parce qu'il est très doué pour les ptites phrases (plombier polonais, bolkenstein-frankenstein...) et surtout... parce qu'il n'a pas l'air raciste.

Le FN et son chef incarnent le bon gros racisme qu'on voit venir. Le bon vieux extrémiste réac classique. Alors que Philou n'a pas encore cette image. Tout juste fait-il catho-coincé, mais il est amusant comme Boutin. Cependant, notre cher ami Philou est, j'en suis convaincu, profondément xénophobe. Il arrive à ne pas le montrer, à faire passer ça pour de l'humour ou du franc parler. Il n'est pas véritablement antisémite, ou il le cache bien. Islamophobe en revanche c'est certain. Je le vois bien dire qu'il rêve d'une France catholique, comme la famille Ingalls.

Méfions nous du Philou, le MPF, c'est du FN qui arrive masqué, un parti raciste dont on a refait la peinture...

jeudi, avril 20, 2006

Modération et libéralisme

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, pas de sujet d'actualité mais un essai sur un point courant sur Internet: la modération des forums.

Je suis et ai été un temps assez long modérateur sur des forums plus ou moins généralistes, de renommée faible malgré une moyenne de 70 personnes connectées simultanément et de 100-200 messages par jour.

Même avant de m'affirmer comme militant libéral, j'avais une ligne de conduite stricte: le règlement du forum donne des directions, le modérateur choisit la façon d'agir au cas par cas. Par exemple une règle disant que "tout flood est interdit" ne signifie pas pour moi "on banni directement le floodeur et on vire les messages" mais "on fait un rappel à l'ordre". Un modérateur est un forumeur comme un autre, avec des droits supplémentaires. Je considère donc que mon rôle numéro un est de tout faire pour que JE, forumeur, me sente bien dans cet espace. Il est donc impensable que je prenne une décision contraire à mes principes.

Récemment j'ai eu affaire avec un posteur qui portait la faucille et le marteau en avatar. Le règlement disant que "tout avatar pouvant heurter la sensibilité religieuse, politique ou morale des personnes est prohibé", j'aurais du purement et simplement faire retirer l'avatar. Or,je ne l'ai pas fait. Pourquoi?
  • La loi française n'interdit pas l'apologie du communisme
  • Le membre en question, bien que très politisé, n'a pas fait de provocation avant.
  • J'ai moi même porté Tocqueville, Aron et le sara flag en avatar avec un gros "spread liberalism" écrit dessus.
La seule chose que j'ai demandé au membre est de réduire cette insigne, à la rigueur de l'intégrer dans un avatar plus neutre.


Dans un autre registre, sur les forum de liv e on ban k iz (avec des espaces pour pas leur faire de pub) pour ne pas le citer, je n'ai jamais hésité à m'opposer et à critiquer la politique du jeu qui ne me plaisait pas, à prendre la défense de forumeurs s'y opposant aussi et à refuser d'obéir aux ordres de bannissement qu'on me donnait. J'ai même banni l'un des fondateurs du jeu sur le forum pour insultes. Je l'ai toujours dit et appliqué y compris à moi même: la position sociale ne donne pas le droit d'outrepasser certaines règles.

J'ai toujours pensé que tout ordre et règle est contestable même si ces règles ont été décidées à l'unanimité. Quand un prof décide de virer un élève pour un motif que moi simple élève estime injuste, je manifeste mon mécontentement. En évitant évidemment que ce comportement nuise à ma réputation et à mon évolution future car il faut être réaliste.

Bonne fin/début de vacances.

lundi, avril 10, 2006

CPErdu

Voilà notre cher premier ministre qui décide de mettre fin à la lamentable aventure du CPE.
Ce contrat était un mauvais contrat. Mais sa suppression est-elle une bonne chose?

La réponse est clairement non. La suppression en tant que telle est bonne. Mais dans les conditions actuelles elle est totalement mauvaise.
  1. La façon de le faire a été minable, ridicule. Il aurait dit simplement "on suspend, on essaye de voir si on trouve mieux et le cas échéant on supprime", celà aurait été correct.
  2. Il cède aux syndicats d'opposition qui partaient sur la base d'une suppression avant la négociation.
Le projet de remplacement est une énième cochonnerie de contrat aidé à la noix, réservé à une marge, qui ne servira strictement à rien mais qui donne l'impression "qu'on fait du social".
Ces gouvernements ne comprennent plus rien à la société, plus rien à la jeunesse. Ce gouvernement se laisse manipuler par les défilés de manifestants! Quand on est pas compétant à un poste, on démissionne, tout simplement. On ne tente pas de s'accrocher désespérément à son siège et laisser l'entreprise se casser la figure.

La France va mal. Les syndicats d'opposition et les gouvernements d'énarques sont à l'origine de ce mal. Plus de 25 ans de mauvaise gouvernance, plus de 25 ans de politique de "l'Etat Providence qui vous dit aussi à quelle heure aller dormir et quand devez vous aller manger". Les Français ne sont plus habitués à être libres!

Forcément lorsqu'on tente de donner un peu plus de liberté aux français ils ont peur. C'est sûr que c'est bien plus confortable d'attendre un ordre que de prendre soi même une initiative. Mais il faut s'émanciper. L'Etat-Parent se fait vieux et va bientôt mourir. Françaises et Français, il faut apprendre à grandir. Les autres pays ont réussi. Et les français ne sont pas plus bêtes que les autres, loin de là.

Bonnes vacances à ceux qui en ont, et bon courage aux autres.

samedi, avril 08, 2006

La solidarité nationale est illogique.

Sohane brûlée vive dans une cité par deux jeunes, émeutes, caillassages, politique de répression, assistanat.

Le problème n'est pas propre aux banlieues. Ce n'est pas l'immigration qui en est responsable.
Le responsable, c'est ce que des années de politique non libérale a donné.

En France, quand on veut travailler, on n'est pas aidé. En revanche il existe de nombreuses aides lorsqu'on ne travaille pas. Lorsqu'on est légèrement au dessus du niveau, on a droit à rien, alors que ceux qui sont en dessous ont le droit à beaucoup.
L'injustice sociale française n'est pas le fait qu'il y ait des riches et des pauvres, des exclus et des inclus. L'injustice sociale française, c'est que ceux qui s'en sortent par eux même ne sont pas récompensés de leurs efforts alors que ceux qui touchent ces aides ne sont pas incités à tout faire pour ne plus en bénéficier, et ainsi faire partie des inclus.

Le système social français est illogique. Bien sûr, il est totalement normal qu'on aide ceux qui n'ont rien afin de vivre le plus décemment possible. Mais plutôt que se contenter du minimum, ne faudrait-il pas inciter à vouloir atteindre le maximum?
Je comprends parfaitement le RMIste qui rechigne à chercher un emploi. Pourquoi? Parce qu'il a de fortes chances de gagner moins en travaillant qu'en (sur)vivant de la solidarité nationale. Je comprends parfaitement le chômeur qui hésite à prendre le premier emploi qui lui est proposé, pour les mêmes raisons. Le déficit de notre système de solidarité est justifié: soit on a la chance de bien gagner sa vie en travaillant, soit on vit modestement avec les aides sociales. Ceux qui sont entre le smic et un salaire de 2000€/mois sont les vrais exclus. Exclus des aides sociales et exclus de la vie confortable. Ce sont ces gens qui payent l'irresponsabilité de notre système de solidarité nationale.

Une voie possible pour remettre à l'endroit notre système social est celle de l'allocation universelle qui viendrait remplacer TOUTES les aides sociales. Une allocation supérieure au RMI, versée de la naissance à la mort, quelque soit les revenus. Allocation universelle couplée à une refonte de notre système fiscal: entre une et trois tranches d'imposition dès le premier euro.
Ainsi, le chômeur aura tout intérêt à prendre un emploi rapidement (plus rentable pour lui), le smicard aura tout intérêt à tenter de travailler plus pour gagner plus. Enfin, cette allocation permet à chacun d'avoir un minimum en cas de coup dur.
D'ailleurs, si on a déjà une source de revenu, on pourra toujours la placer sur un placement à risque minimal (livret A). Bref des opportunités énormes sont possibles.

Il faut inciter et récompenser l'effort. Chacun doit se dire qu'en étant oisif, il coûte cher à des gens qui travaillent.

mercredi, avril 05, 2006

Libéral donc de droite?

Petit billet pour relancer ce blog que j'avais un peu délaissé suite à mes activités antiblocage.

J'entends partout le reproche "ne dit pas que t'es pas à l'UNI t'es libéral!" (uni=syndicat étudiant trèès proche de l'UMP).

Cette phrase comprends deux erreurs:
-l'UNI n'est pas franchement libérale
-le libéralisme n'est pas de droite.

L'UNI, affiliée à l'UMP donc, est de droite en effet. Plus ou moins extrème et radicale, j'en sais rien je les connais pas. Or en tant que libéral je ne suis pas à droite. C'est comme dire "ce pull n'est pas rouge donc il est bleu". Bah non, le pull dans cet exemple est violet. Le violet c'est rouge ou bleu? La question du libéralisme c'est la même chose: le libéralisme c'est à droite ou à gauche?
A droite on me dit que c'est à gauche et à gauche on me dit que c'est à droite. On peut vite partir à l'ouest et perdre le nord.

Ce shéma comporte peut être des erreurs mais elles ne sont pas bien importantes à mon avis.
En étant membre d'Alternative Libérale, je me sens certes à droite d'un point de vue économique, mais surtout à gauche quand au niveau des libertés individuelles. Me dire "sale libéral de droite" n'est donc pas tout à fait approprié, l'ancien parti Démocratie Libérale n'est pas assez haut dans la liberté sociale.

Bonne soirée à toutes à tous.