La chèvre libérale

Blog d'un militant Alternative Libérale

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jeudi, octobre 26, 2006

Les banquiers sont des requins

C'est en substance ce que notre chère Ségogole a dit, en répondant à une question lors d'un déplacement à Clermont-Ferrand: "Le système bancaire s'enrichit sur le dos des pauvres".

Tout le monde sait que le guichetier de la Banque Postale participe indirectement à l'exploitation des pauvres épargnants. C'est évident, une banque, c'est un coffre fort, c'est une entreprise privée. Une entreprise privée qui prête des sous à des pauvres, toujours plus de sous, pour que les pauvres s'endettent, et que le riche banquier envoit l'affreux huissier saisir les quelques meubles, le lit, la télé, la radio et même le coffre à jouet des enfants pour les revendre après. Tout le monde sait que le banquier avide veut mettre les pauvres à la rue, et les condamner à l'esclavage pour qu'ils remboursent leurs dettes.

Le banquier est un affreux voleur, qui ose demander des intérêts pour gagner encore plus de sous! Vous vous rendez compte! Une immonde raclure capitaliste qui prête de l'argent à des pauvres en leur demandant de rembourser la somme et même PLUS que cette somme! Vraiment, les banquiers sont des générateurs de misère!

Passée cette diatribe contre ce monde de la finance capitaliste ultralibérale, j'aurais une question pour la demoiselle Royale: sa bagnole, elle l'a payée cash?
Elle a osé prendre un crédit? Mais elle n'a pas honte? En prenant un crédit et en payant des intérêts, elle contribue à enrichir le riche (et évidemment à appauvrir le pauvre, c'est tellement logique quand on est socialiste).
Ah oui, mais en achetant une voiture, une voiture made in France hein, pas une voiture des affreux capitalistes nippons qui exploitent les chinois qui nous inondent de textile et tuent les travailleurs français, d'ailleurs il parait qu'ils mangent des chiens c'est pour dire...
Je disais donc qu'en achetant une voiture française, elle donne du travail à des travailleurs français, qui vont avoir plus de pouvoir d'achat pour acheter des produits français et réduire la pauvreté des français.

Si elle avait pas pu enrichir l'affreux banquier capitaliste ultralibéral en prenant un crédit, mademoiselle Royale n'aurait pas pu acheter une voiture française, ou alors dans longtemps le temps d'économiser (tout en se faisant pomper de tous les côtés avec les impôts). Ainsi, elle n'aurait pas donné de travail aux ouvriers français, qui n'auraient pas pu acheter plus de produits français, réduire le chômage des français et réduire la pauvreté des français.
Bref, en refusant d'enrichir l'affreux banquier capitaliste ultralibérale, mademoiselle Royale appauvrit tous les autres français.


En fait, c'est génial le socialisme: les mêmes conséquences qu'il reproche au libéralisme, mais c'est fait avec le coeur. Soyez pauvres, mais soyez heureux!

lundi, octobre 23, 2006

SNCF: le mur de Berlin

La nouvelle directrice de la SNCF a déclaré à la presse "« Je ne comprends pas très bien dans quel siècle on est... », s'interroge-t-elle. « Sur certains sujets sociaux, on est plutôt dans l'entreprise avant la chute du mur de Berlin. » Et de juger le dialogue social « bloqué » et « frustrant pour tout le monde ». Au passage, elle épingle le rôle trop important à ses yeux de l'État dans les relations sociales au sein de l'entreprise. « Il n'est pas normal que des choses soient réglées par décret au ministère des Transports et pas par des négociations dans l'entreprise. »"

En effet, les syndicats prévoient une grève, dont les motifs ne sont pas encore clairement définis (ce dont ils se défendent en donnant comme prétexte le classique "plus de pouvoir d'achat, non à la concurrence, plus de mieux, moins de mauvais"). C'est à ne plus rien y comprendre. Je pensais que les gens normaux font grève lorsqu'il y a un problème, un défaut de dialogue dans l'entreprise. Lorsque le patron veut diminuer les salaires sans raison par exemple.

Madame Idrac a enfin le courage de dire que l'Etat est trop présent. Augmenter les salaires, changer les conditions de travail par décret, CA c'est anormal. Qui est le patron de la SNCF? Le ministre des Transports ou Anne-Marie Idrac? Si cette dernière n'a pas tous les pouvoirs qui sont habituellement donnés à un patron, à quoi sert-elle?

La SNCF (et la RATP au passage) sont encore dans une situation soviétique. Le soviet dirigé par les Brejnev, Honeker et Krenz français (Thibaut, Mailly, Célié) continuent à construire un mur de Berlin contre la modernité des transports français.

Comme chaque français actif, qui dépend des transports, je vais donc devoir m'adapter, comme d'habitude. Subir l'archaïsme de vieux réactionnaires d'extrème gauche.


samedi, octobre 21, 2006

Réformer les 35h?

Les 35h... quelle magnifique invention. Notre ami Nicolas Sarkozy veut "réformer" cette aberration.

Il est bien gentil de vouloir exonérer les heures supplémentaires. Seulement il n'a pas tout compris.

Adam Smith, dans son bouquin parlant de la manufacture d'aiguille, a bien prouvé que ce n'est pas en travaillant plus qu'on enrichit le pays! Au contraire: qui dit plus d'heures de travail dit baisse de la productivité.

Réformer les 35h, c'est mal analyser le problème. Ce n'est pas le temps de travail en lui même qui nuit à la France. C'est sa limitation.
Au nom de quoi limiterait-on le temps de travail? Plutôt, au nom de quoi l'Etat le limiterait? Pourquoi 35 et pas 37, 23, 19, 48? 52?

On n'interdit pas à un étudiant de travailler ses cours des dizaines d'heures. Ni de ne pas les travailler. Si je décide de travailler une heure mes cours, libre à moi. Je peux pas fournir quelque chose de potable en une heure, donc j'ai une sale note.
Pourquoi ne serait-ce pas pareil pour le travail salarié? Laissons l'employeur et le salarié librement négocier le temps de travail. Laissons le salarié proposer à son patron de prendre de l'avance pour obtenir un supplément de salaire s'il en a envie.

Il faut supprimer toutes les limitations possibles à la création de richesse. Plus de richesses créées, c'est plus de pouvoir d'achat, plus de consommation, plus de rentrées fiscales!

vendredi, octobre 13, 2006

Représentation syndicale

Un billet généraliste ce soir: la représentation syndicale vue sous mon angle de libéral.

Posons les bases: je suis pour le droit de grève, la grève peut consister en un blocage d'usine/transport... MAIS, si et seulement si cette grève est décidée par au moins 51% des salariés via leur représentation syndicale. La décision de blocage doit être strictement encadrée et limitée.

Passons au centre du sujet. Actuellement, nous avons 5 syndicats salariés, et deux syndicats patronaux. Un salarié ne peut voter que pour l'un des 5, pas un autre. On peut créer son syndicat (Unsa, Sud...), mais en aucun cas se présenter aux élections professionnelles. Comme si en France, nous n'avions que 5 partis éligibles aux présidentielles, les autres étant là pour décorer.

On comprend alors une partie de la très faible participation à ces élections: moins de 8%. En effet, on ne va pas voter pour quelqu'un qui ne nous satisfait pas idéologiquement. Il ne viendrait pas à l'idée d'un communiste de voter UDF.
Ma position, la position d'Alternative Libérale, est donc simple: ouvrir les élections à tous les syndicats. Laisser la liberté à chaque salarié de créer le sien, de se battre pour convaincre et défendre ses collègues...
La pluralité, la concurrence, est toujours une bonne chose. Le débat constructif aussi.

Oui? Mais qui dit plus de syndicats dit plus de grèves, non?
Je répondrais à cette question en utilisant deux arguments principaux. Le premier est qu'une journée de grève, c'est une journée de salaire en moins. Le second est que les syndicats et syndicalistes sont des associations politiques et salariés comme les autres.

Prenons le premier point: une grève qui dure trois jours, sur un salaire, c'est raisonnable, surtout si à la fin les revendications ont été acceptées. Plusieurs fois trois jours, sur un an, celà devient une perte conséquente.
Un salarié est un père de famille comme les autres. Il a sa famille à nourrir, des vacances à se payer, un loyer, des dépenses courantes... Il ne peut pas se permettre de faire grève tous les mois financièrement parlant.
Ainsi, je doute qu'il vote pour un syndicat qui est réputé pour appeler à la grève à tout bout de champ.

Le deuxième point est complémentaire à la pluralité syndicale: au nom de quoi un syndicaliste serait dispensé de certaines obligations? Yann Wehrling (président des Verts) ou Tatie Arlette ont-ils des droits en plus que mon voisin de palier? Non. Pour les syndicalistes celà doit être la même chose. De même, en quoi un syndicat est-il différent d'une association? Pourquoi a-t-il des financements publics et pas la petite assoc en bas de chez moi?
Une association ne doit vivre que de ses adhérants. Plus elle en aura, mieux elle se portera. Et pour attirer, il faut adapter son discours.

Prenez ces deux arguments et vous verrez que mécaniquement, plus de pouvoir syndical=moins de grèves. La démonstration est simple: les syndicats vont globalement tous se modérer, pour attirer le plus de monde possible. Ils s'allieront entre eux pour, en cas de conflit, représenter la majorité des salariés. Donc une entente idéologique. Comme le salarié moyen n'aime pas perdre son pouvoir d'achat de part sa faute (en faisant grève), il va éliminé les syndicats "grévophiles".

jeudi, octobre 12, 2006

Totalitarisme historique.

L'Assemblée Nationale, comme si elle n'avait rien d'autre de plus urgent à voter, promulgue à une majorité écrasante une loi qui punit la remise en cause du génocide arménien en Turquie.

Après la loi punissant la remise en cause de l'esclavage et de l'Holocauste, nous assistons à une forme de totalitarisme de l'Histoire.

Encore une fois, l'Etat nous dicte ce que nous devons faire. Plus loin, il nous dicte ce que nous devons penser et croire comme vrai. Il y a donc l'Histoire officielle, forcément juste, prouvée, incontestable, et l'histoire négationniste ou révisionniste, forcément fausse, forcément diffusée dans le but de nuire.

Au nom de quoi décrèterions nous que tel fait est juste et tel autre est faux? Que je sache, on n'interdit à personne de dire que Vercingétorix a battu César à Alésia. On n'interdit à personne de dire que Napoléon avait un harem de femmes noires qu'il violait tous les jours. On n'interdit à personne de dire qu'il y a un complot bouddhiste qui veut la domination du monde.
Pourquoi on interdirait plus de remettre en cause le génocide arménien que les actes de bravoure du Maréchal Foch pendant la Première Guerre Mondiale?
On va me dire "ça ne touche pas les mêmes personnes". D'accord, mais sur le principe?

Sur le principe, pourquoi interdirait-on aux gens de développer une argumentation, même fausse, même fallacieuse, même dans le but de nuire?

L'Histoire officielle existe habituellement dans les dictatures, en Chine par exemple. Cependant, qu'est ce qui différencie l'interdiction de parler de Tien-an-Men en Chine de l'interdiction de remettre en cause la Shoah en France? C'est rigoureusement identique. Dans un cas on interdit de parler d'un massacre, de l'autre on interdit de remettre en cause un massacre.

Sans exagérer, j'estime que nous dérivons lentement mais surement vers une forme de totalitarisme light. Totalitarisme d'autant plus accepté qu'il part de bons sentiments.

mercredi, octobre 11, 2006

Mise à jour

Pendant quelques jours ce blog ne sera plus réalimenté. En effet, j'ai voulu passer à la version bêta de Blogger, ce qui m'a remis à zéro quasiment l'intégralité du design. J'ai fais une sauvegarde du code source, mais c'est inutile compte tenu de la nouvelle interface (qui finalement est pas mal), donc je vais passer ce temps à remettre tout comme avant.

Salutations libérales à toutes et à tous!


Edit @ 14h30: ah bah non finalement ça marche, cool ^^

dimanche, octobre 08, 2006

"Nous avons le pouvoir de vous faire taire"

Anna Politkovskaïa a été assassiné par les services secrets russes alors qu'elle était en train de préparer un article sur la torture en tchétchénie.

Comme d'habitude, la République Socialiste Française ne réagit pas. Enfin si, elle décore et honore Poutine.
Comme d'habitude, la République Socialiste Française se met du côté des anti démocrates: Bokassa, Gbagbo, Hussein, Castro, Chavez, Jintao, j'en passe.
Comme d'habitude, la République Socialiste Française préfère vendre des Airbus, acheter du gaz pas cher, acquérir des marchés facilement dans des dictatures.
Comme d'habitude, la République Socialiste Française fait de grands discours à l'Onu et ailleurs pour rappeler qu'elle est la Terre de la Révolution, la Terre de la Liberté, Voltaire, Rousseau.

La République Socialiste Française a du sang sur les mains. Et elle s'en vante.
La République Socialiste Française se fait encore une fois arnaquer par le terrorisme d'Etat.
Poutine refuse de nous filer du gaz pas cher parce que l'on ose critiquer son autocratisme? Et alors? Le gaz vaut-il plus que la vie de milliers de russes?

Hu Jintao ferme son marché aux entreprises françaises parce que l'on ose critiquer sa politique d'assimilation au Tibet? Et alors? Le monde est grand, les pays à fort potentiel de développement sont nombreux, et ces pays sont pour certains plus démocratiques que la Chine.

L'Etat n'a pas à intervenir dans l'économie. Encore moins lorsqu'il soutient des dictatures. Laissons les patrons de nos entreprises négocier avec qui ils veulent: si leur éthique est négociable contre quelques milliards d'euros, libre à eux.
Mais je ne veux pas cautionner, je ne veux pas que mes 60 millions de concitoyens cautionnent les alliances économiques de Chirac et de ses copains avec des bourreaux.

La France doit dénoncer, au nom de sa tradition républicaine et démocratique, les dictatures. Elle doit refuser en bloc de négocier avec des terroristes, fussent-ils dirigeants de pays aux ressources stratégiques.

Honte à la République Socialiste Française.

mercredi, octobre 04, 2006

Fumer, c'est mal.


Mais que quelques léglisateurs viennent nous pourrir la vie avec des lois liberticides, c'est pire.

C'est donc sur le point de tomber, on ne pourra plus fumer dans les lieux publics. Je suis non fumeur et sensible à la fumée de cigarette. Je devrais m'en réjouir. Oui je suis content de ne plus avoir à supporter cette fumée.
Cependant, c'est une loi injuste et inutile.

Inutile, car il suffirait d'appliquer à la lettre la loi Evin, qui impose l'existance d'une séparation fumeur/non fumeurs. Et pas juste un panneau, une vraie séparation. Pénalisons ceux qui ne la respectent pas, déjà ça améliorera les choses.

Injuste, car plusieurs professions vivent du tabac: les cafés, les bars... Bref, des petites entreprises qui font vivre tout un quartier. Chaque quartier, village, bourgade possède son fameux bureau de tabac/café/pmu. C'est un lieu de convivialité, où l'on vient discuter entre amis devant un café, une bière et une cigarette. Fumeurs comme non fumeurs.
C'est un lieu d'échange, de détente.

Des milliers de morts liés au tabac? Oui. Et? Combien de maladies liées à la mauvaise alimentation, à la pollution, au manque d'exercice, à la route, aux chutes, à l'hôpital, à pas de chance?
Faut-il interdire la voiture sous prétexte qu'elle tue? Faut-il interdire la graisse animal sous prétexte qu'elle bouche les artères? Faut-il imposer le sport pour tout le monde? Imposer des vêtements rembourrés aux personnes âgées pour éviter les chutes? Faut-il imposer le port d'un masque filtrant pour la pollution?

Interdisons l'alcool, les gens ne sont pas assez grands pour consommer raisonnablement, la preuve: il y a des alcooliques. Et puis de toute façon l'alcool c'est pas bien, c'est une mesure de santé publique, et la santé y'a que ça de vrai.


Je ne sais pas ce que prennent nos députés, mais en tout cas c'est nettement plus dangereux qu'un bon gros cigare avec un verre de cognac.

mardi, octobre 03, 2006

Alternative Libérale, un parti qui pèsera!

Chères lectrices, chers lecteurs, je suis heureux.
Heureux, car ce projet, cette Alternative Libérale dont j'ai été parmis les premiers adhérants, commence réellement à faire parler d'elle.
Oui, je sais, le quidam moyen ne nous connait pas encore. Mais c'est normal pour un parti qui n'a même pas 9 mois d'existance légale encore!
9 mois, pour accoucher sans douleur d'un bébé plein de vigueur.

Et les médias l'ont bien compris! La presse gauchiste, Libération, l'Huma, Marianne... parle de nous. La presse de centre droit aussi, le Figaro, les Echos...

Nous passons à la télévision, sur Canal + (bientôt dans Dimanche +, l'émission de Laurence Ferrari, vers midi), sur BFM TV, Direct 8...

Qui verrait un Mourguy, un Miguet, un Taffoureau-Millet dans tant de médias? Nous ne sommes pas une petite formation! Nous sommes une formation petite! Formation petite, enfin pas tant que celà comme l'a témoigné Marc-Olivier Lamaro : en effet, plus de 100 signatures en à peine trois mois, dont deux de vacances parlementaires, nous sommes vraiment sur la bonne voie.

Qui autre que nous pourraient se permettre électoralement parlant de communiquer sur la libéralisation de la Sécu? Sur la disparition du statut de fonctionnaire? Sur une réforme profonde du syndicalisme?
Qui autre que nous pouvons casser les idées reçues, jouer cartes sur table, dénoncer ce que tout le monde feint de ne pas voir?

Vous avez le pouvoir de faire en sorte que nous soyons entendus par "ceux d'en haut", saisissez votre chance, osez!